N°3
La revue en ligne d'Actes Sud
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MICHEL PARFENOV

DIDIER-GEORGES GABILY

MATTHIAS LANGHOFF

MOHAMED ROUABHI

NICOLAS STRUVE

OLIVIER PY
et CHRISTIAN SALMON

EMMANUEL WALLON

JEAN-PIERRE VINCENT

MICHÈLE DEMOOR

ALAIN JAUBERT

BÉATRICE PICON-VALLIN








ETAT GENERAUX DE LA CULTURE - EXCEPTION CULTURELLE.

Je ne veux pas être l’indien d’une réserve qui s’appelle exception culturelle.
K.B., intermittent

Il y a la règle, ça va. Il y a l’exception, ça va. La règle c’est la culture. Non. Il y a la culture qui est de la règle, qui fait parti de la règle. Il y a l’exception qui est de l’art, qui fait parti de l’art. Tous disent la règle : cigarettes, ordinateurs, tee-shirts télévision, tourisme., et personne ne dit l’exception, ça ne se dit pas. Cela ne se dit pas, cela ne se dit pas. Cela s’écrit (Flaubert Dostoievski..), cela se compose (Mozart..), cela se peint (Cézanne Vermeer..), cela s’enregistre (Antonioni Vigo..). Ou cela se vit. Ou cela se vit et c’est alors l’art de vivre (Scebrenica Mostar Sarajevo). Oui et il est de la règle que de vouloir la mort de l’exception. Il est donc de la règle de l’Europe de la culture, la règle de l’Europe de la culture, que d’organiser la mort de l’art de vivre qui fleurissait encore à nos pieds.
J.L.G., exilé à Rolle.

Nous, intermittents et précaires en lutte(s), sommes opposés à ce que se tiennent les États Généraux de la Culture sous le parrainage conceptuel appelé Exception Culturelle. Dans l’actuel contexte et vue la violence qui nous est faite, nous jugeons intolérables et rédhibitoires que notre combat soit rabattu sur des questions aussi inappropriées et périphériques que « la place de l’art et de l’artiste dans la société » ou « quelle politique culturelle pour demain ?», questions posées par des maquignons et leurs valets institutionnels ou privés, entrepreneurs modernes s’il en est, souhaitant enfin donner à la culture son statut d’exception, et ce de façon définitive. Aussi vrai que nous sommes attachés à nos pratiques et à leurs nécessaires mises en commun, nous pensons que ces futurs débats ne sont que le masque nécessaire à une articulation qui liera le nouveau protocole à une politique de libéralisation totale dont les précaires futurs et présents seront éjectés. Partout où se tiendra assemblés et débats autour de ces questions, nous serons là pour faire entendre notre fermeté, nos arguments et nos propositions.

M ichèle Demoor.

Précaires associés de Paris


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